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>> SAVOIR-DECOUVRIR / Notre patrimoine / Patrimoine naturel 


Patrimoine Naturel

Découvrez au coeurs des Hautes Combes, des trésors naturels et insolites qui font partie de notre patrimoine :

Le Manon-Massacre



La Faune et la Flore



La Tourbière

Qu’est-ce qu’une tourbière ?

Une tourbière est un écosystème particulier composé principalement de plantes adaptées à un milieu gorgé en eau et dont les débris s’accumulent. La lente décomposition de ces éléments produit la tourbe.
L’époque de formation des tourbières remonte à 10 000 ans.


L'histoire de la tourbe

Nées il y a dix mille ans, ces tourbières ont été exploitées par la main de l’homme : en effet, Colbert insista sur la réformation générale des forêts visant à mieux gérer les forêts françaises. Les droits d’usages des populations locales furent limités. Au XIX ème siècle, face au manque du bois de chauffage, les villageois se servais donc de la tourbe pour se chauffer : la tourbe était donc devenue l’or noir des Hauts-Jurassiens. Ainsi, « à chaque fois qu’une tourbière s’assèche, le Jura perd de sa mémoire ».

Qu’est-ce que la tourbe ?

C’est une « roche végétale » tendre  composée de :

- 10-20 % de matière organique végétale
- 80-90 % d’eau, issue de la tourbière

Sec, un bloc de tourbe brûle comme du charbon car il contient jusqu’à 50 % de carbone. La tourbe blonde (couleur tabac) provient des couches superficielles, on y reconnaît bien les restes végétaux.

Dans quelles conditions se forme une tourbière ?

Pour qu’une tourbière se forme (dans nos contrées), trois conditions doivent être réunies : l'humidité, la température et la topographie.

1.L'humidité doit être élevée : le sol doit toujours être imbibé d'eau.
2.Le relief doit pouvoir retenir les eaux de pluie ou de ruissellement.
3.La température doit rester relativement basse, même en été

(température moyenne annuelle de 2 à 6 °C).

Quelles sont les caractéristiques de la vie dans les tourbières ?

Le froid, l'acidité, l'humidité permanente et la pauvreté du sol des tourbières sont des contraintes fortes qui pourraient sembler hostiles à la vie. Pourtant, les plantes et les animaux sont présents et même abondants dans ces milieux. Pour affronter les difficultés, ils se sont peu à peu adaptés, tellement adaptés qu'ils en sont devenus étroitement dépendants.

Quelques espèces observables dans les milieux humides


Triton alpestre et palmé, le lézard vivipare. Pour les papillons, on peut observer le cordulie arctique, l’Aeshne des joncs, le solitaire des marais, la grande violette. Sur le plan de la flore, on constate la présence du bouleau nain, de la Grassette commune, des Rossolis à feuilles rondes, de la Laiche des tourbières ou des Œillets.


Des contraintes fortes
1. Le milieu naturel est gorgé en eau en permanence
Le sol de la tourbière (la tourbe) est gorgé d'eau toute l'année. Ce qui s'évapore est immédiatement remplacé par la pluie abondante ou la neige. De plus, cette eau d'imbibition (imbibée dans le sol) est froide, acide et très fortement retenue par la tourbe.

2. Le froid
Le froid est dû à la position géographique des tourbières (au nord ou en altitude) mais aussi au microclimat qu'entretient la tourbière tout au long de l'année. Même sous le soleil d'été, le sol de la tourbière reste frais.

3. L'acidité
La tourbière ombrogène est un milieu acide ; or, une trop forte acidité est hostile au développement de la vie (raison pour laquelle les cornichons se conservent si bien dans le vinaigre !). L'acidité provient de l'eau de pluie et des sphaignes.

4. La pauvreté du sol en éléments nutritifs
Les sels minéraux, éléments nutritifs essentiels à la plante, sont normalement présents dans le sol et absorbés en dilution dans l'eau, par les racines. Mais, dans une tourbière, il n'y a pratiquement pas de sels minéraux.

5. L'envahissement par les sphaignes
Les sphaignes sont les plantes les plus adaptées aux tourbières. Elles ne supportent d'ailleurs pas de pousser ailleurs que dans ces conditions difficiles de froid et d'acidité. Leur croissance très rapide et leur multiplication a vite fait d'occuper toute la place disponible et même de chasser d'autres plantes en les envahissant. Si les plantes n'étaient pas équipées pour résister, elles mourraient d'étouffement… Chaque année, par exemple, le jonc produit des racines supplémentaires par étage et suit, de cette façon, la montée progressive du niveau.



L'Epicea

L’arbre roi de la forêt du Massacre, c’est l’épicéa.

Lui seul sait résister aux dures conditions climatiques. Déjà tout bébé, il ne peut survivre qu’à l’abri d’une vieille souche ou d’un rocher. Et ici, il ne peut pousser que trois mois par an.

Epicea

Le reste de l’année, il doit lutter contre le froid polaire qui brûle ses aiguilles, la neige qui casse ses branches et le vent qui le jette à terre. Il s’est adapté : en diminuant la taille de ses branches, en les resserrant contre son tronc, il offre moins de prise. On l’appelle l’épicéa « columnaire ».

Dans ces conditions, il faut 200 à 250 ans pour qu’un épicéa devienne un grand bel arbre comme ceux que vous admirez. L’épicéa muté, lui, est une bizarrerie de la nature. Sa partie basse est celle d’un épicéa normal, sa partie haute celle d’un épicéa columnaire



La forêt

La forêt est très présente sur le territoire des Hautes-Combes au même titre que dans le Jura dans son ensemble. En celte, Jura signifie forêt : 70 % du territoire du Haut-Jura est recouvert par la forêt. Ce sont essentiellement des forêts privées gérées par des particuliers.



Il s’agit de forêt d’altitude ( à plus de 1000 mètres). Sur les sommets, l’épicéa forme des grands massifs : la pessière d’altitude. C’est le milieu forestier le plus original tant par sa physionomie que par sa flore et son écologie.

Du fait de l’altitude, des précipitations (1500 à 2000 mm d’eau par an) et des températures basses, l’épicéa est fortement présent au détriment du sapin blanc.
L’épicéa se caractérise par ses aiguilles tout autour de la branche, des cônes orientés vers le sol qui tombent à la maturité et une écorce brune à écaille.

Au contraire, le sapin blanc se différencie de part ses aiguilles sur une seule partie de la branche, des cônes dressés et qui ne tombent pas à la maturité et une écorce lisse, grise argentée et crevassée à un certain age.


Quelques espèces observables : Dans la famille des papillons, il existe l’azuré de la croisette et la Piéride de la moutarde. Dans la famille des oiseaux, on observe la présence de la chouette chevêchette, le Merle à plastron, le Venturon montagnard, le Casse-noix moucheté, le Grand Tétras et l’Autour des palombes. Dans la famille des mammifères, on note l’existence du Chevreuil, du Renard, du Chat forestier, du lynx, et du sanglier. Pour la flore, il y a la Gentiane printanière et la Gentiane jaune, l’Orobanche réticulée et l’Aster des Alpes.
Dans ces forêts, il existe des clairières envahies d’espèces plus exigeantes en lumière comme le Lys Martagon et le Sermontin sommitale.

Narcisse du Jura



La Forêt du Massacre reste la plus célèbre sur le territoire des Hautes-Combes : un nom bien triste pour une forêt. Le nom de cette forêt nous rappelle l’événement tragique de 1535 : 600 mercenaires italiens envoyés par François Premier pour secourir Genève assiégée par les Savoyards. Une sanglante bataille donna lieu à un massacre entre les 600 mercenaires et les armées du Duc de Savoie. Mais les 600 mercenaires ont été décimés par les Savoyards.






Les prairies et pelouses sèches

Elles sont également présentes sur le territoire des Hautes-Combes. prairie

Les prairies sont des formations d’herbes hautes développées sur un sol relativement profond et riche. Elles se développent dans les secteurs fauchés ou soumis au pâturage excessif. La flore varie surtout en fonction de la profondeur du sol et de son humidité.

Les pelouses se développent dans les secteurs du pâturage excessif, sur des versants exposés au Sud, montrant une herbe rase où affleurent des blocs rocheux. Elles se développent donc sur des sols superficiels et pauvres.

Quelques espèces observables dans ces milieux : dans la famille des reptiles, on peut observer le Lézard des murailles, la Couleuvre verte et jaune et l’orvet. Dans la famille des papillons, on trouve l’Ephippigère des vignes, le Machaon, la sauterelle verte et l’Appolon. Dans la famille des oiseaux, on constate l’existence de la Pie grièche écorcheur, le Tarier pâtre.
Au niveau de la flore, il existe dans ces milieux, le Campanule à feuilles rondes ,la Callune vulgaire, la Gentianne croisette , l’Orchis mâle et militaire,l’ Aster amelle.



Les milieux rupestres

Sur le territoire des Hautes-Combes, il existe les milieux rupestres (falaises, rochers ou éboulis). Les conditions de vie aussi bien pour la faune que la flore sont difficiles (absence ou finesse du sol, écarts thermiques).


belvedere



Quelques espèces remarquables : Concernant la famille des oiseaux, on constate l’existence du Faucon pèlerin, du Martinet à ventre blanc, de l’Hirondelle de rocher, du Grand corbeau, du tichodrome échelette. Au niveau de la flore, on observe l’Arabete scabre, le Sisymphre d’Autriche. On peut citer le Molosse de cestoni petit écureuil et le chamois.


Enfin, il convient de préciser que le territoire des Hautes-Combes se caractérise par ses gorges, ses rivières et ses cascades.

gorges du flumen



Les sites sonores

Les Bouchoux

Une balade à travers des lieux de silence, de résonnance et d’échos. Vous parvenez à capter les sons, à percevoir les ambiances de différents lieux. Vous jouez avec les échos et autres phénomènes acoustiques tout à fait impressionnants sur le territoire des Hautes-Combes.

Vous vous laissez envahir par la musique, le tintement des cloches de vaches et des églises ou encore le clapotis d’un ruisseau, ou simplement le silence.
Votre ouïe neuve sera alors prête pour un voyage au cœur du son dans des sites grandioses.

Pour vous, le paysage s’honore dans le Haut-Jura...



La géologie



Le Chapeau de Gendarme

schéma chapeau de gendarmeSuite à la révolution, les gendarmes portent un chapeau de forme particulière. Par analogie, les habitants de Septmoncel surent donner à la curiosité géologique que l'on peut découvrir au détour du tracé des lacets de Septmoncel, un nom de portée nationale, lui accordant ainsi une promotion certaine. Pour preuve, les livres de géographie le rendent célèbre en reproduisant sa photo et il devint le point d'intérêt, toujours contemplé et photographié par les touristes, lesquels savent profiter du parking aménagé en face de ce lieu emblématique de Septmoncel.  
    
En hiver, le coté pittoresque est quelquefois accentué par un glaçon qui se forme avec l'eau du ruisseau du chapy appelé : " le glaçon de la baume "

Décollement et plissement ?

Montagne calcaire

Les premiers auteurs se contentent de signaler cette disharmonie, tandis que plus tard, une tentative d'explication reprise dans le guide des " curiosités géologiques "édité en 1988 par le Parc Naturel Régional du Haut-Jura, est proposée :
       
Il y a 20 millions d 'années, la montagne se plisse vigoureusement. La mise en place du relief s'accentue, les plis s'accentuent, les monts surgissent, les vals se creusent et partout la montagne se casse en morceaux séparés par des failles. Sous l'effet de la gravité, les roches du chapeau de gendarme glissent sur un tapis de marne le long des flancs du mont " Sur les grès " " et l'anticlinal prend sa forme actuelle .
           
Aujourd'hui, une autre explication paraît beaucoup plus vraisemblable et correspond à des interprétations courantes en d'autres points du massif. C'est le cas des plissotements des Baumettes dans les mêmes couches du crétacé inférieur devant le chevauchement du flanc nord-ouest de l'anticlinal d' " entre deux monts ".
    
Le Chapeau de Gendarme, et son décollement sur les argiles Purbeckiennes, comme les plissements visibles au carrefour de la " Vie Neuve ", sont la conséquence du chevauchement de l'anticlinorium des Molunes. Son front est mis en évidence au pli en champignon de la " Cernaise " (autre particularité géologique à visiter). Des kilomètres cubes de calcaire compact, sur une hauteur de plusieurs centaines de mètres, se sont avancés de un à deux kilomètres sur le compartiment de " Sur les Grès " décollant les couches superficielles plus malléables du crétacé inférieur.
     
Ainsi le couple , Pli en champignon de la Cernaise et Chapeau de gendarme est, à petite échelle, une reproduction du phénomène de la formation du Jura suite au décollement au niveau des couches de sel du trias, devant la poussée des massifs externes des Alpes sur la couverture secondaire du Jura (prisme d'accrétion).
    
C'est aussi un exemple rare des phénomènes mécaniques dus à la collision de deux unités qui 17 millions d'années plus tard, au XVIIIème siècle, va inspirer la forme de la coiffe des gendarmes de la révolution puis de l'empire !!!



Le patrimoine géologique

 Les Combes et dolines

Les combes sont des dépressions creusées par l’érosion. Le sol est épais et sans cailloux, défriché par le pâturage. Malgré des tentatives de reboisement, ces espaces ont été soumis à l’abandon.
On note également la présence de dolines. Ce sont des dépressions fermées de quelques mètres ou quelques dizaines de mètres de diamètre dont le fond est généralement tapissé par des argiles résiduelles Les Monts, les vaux et les crêts.



 Les reliefs liés au plissement

On observe également des reliefs liés au plissement tels que les Monts. Le mont est un chaînon qui correspond à une structure anticlinale( les anticlinaux étant des ondulations convexes vers le ciel).
On trouve également des vaux : une dépression allongée correspondant à une structure synclinale est appelé val (les synclinaux sont des ondulations concaves vers le ciel). On note également la présence de crêts.



 D’autres formes complexes

Des cluses sont présentes sur le territoire des Hautes-Combes. Une cluse est une gorge qui traverse un mont ou une succession de monts et de vaux tel que les gorges du Flumen sur la commune de Septmoncel.

champignon cernaise



On constate également d’autre forme tel que le pli en champignon de la Cernaise : la coupe montre la disposition tectonique du flanc Nord-Ouest de l’anticlinal des Molunes qui chevauche le synclinal de septmoncel. 



De plus, il existe des lapiaz. Les lapiaz sont des formes superficielles de dissolution de la dalle calcaire : l’érosion exploite au maximum des fissures, la roche est lacérée par un réseau de rainures ou de cannelures plus ou moins profondes et sculptée en bloc massifs ou en crêtes acérées.

les lapiaz

       



Il y a aussi sur le territoire des hautes-Combes des grottes. On note la présence de deux sites remarquables qui ont fait l’objet d’une mesure de classement : il s’agit de la grotte des Abrands et la Roche fauconnière sur les communes de l’Ain que sont Giron et Belleydoux. Les Roches d’Orvaz sont également très impressionnantes.

Enfin, on peut mentionner le cirque des foules sous la roche à Septmoncel.





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