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Patrimoine culturelDe toit en toit et de construction en construction, découvrez les curiosités architecturales du Haut-Jura : 
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Les Greniers-Forts
Dans la seconde partie du 18ème siècle, les fermes du Haut-Jura présentaient beaucoup de risque d’incendie avec la grande cheminée de bois, les façades recouvertes de tavaillons, le foin entassé dans la grange.
Ainsi, pour limiter les dégats en cas de sinistre, les Haut-Jurassiens ont eu l’idée de construire ce que l’on appelle les greniers forts. Cette petite construction, faite de plateaux de bois très épais, recouverte de tavaillons, sans fenêtre, dotée d’une double porte très épaisse à la serrure et à clef très importante, située à une quarantaine de mètres des habitations, permettait d’abriter les biens les plus précieux.
Sous le grenier fort était creusée une cave, permettant se stocker le grain et les légumes. On en compte encore aujourd’hui 190 sur le territoire du Jura Sud, dont beaucoup sont à l’abandon. A Lajoux, il en reste un, avec la possibilité de le visiter. |
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Les Chalets d'AlpageLe chalet d’alpage ou chalet d’estive sert d’abri au berger et à son troupeau pendant la saison d’été. Les premiers bâtiments d’alpage remontent aux 15ème et 16ème siècles. Le bâtiment est carctérisé par son toit à 4 pans qui ne comprend qu’un rez-de-chaussée comprenant : -La porcherie, pour l’élevage des cochons -L’étable pour rentrer les bêtes lors des traiyes du matin et du soir -La cuisine, pièce principale où le berger mange et fabrique le fromage -La chambre pour le repos du berger -Le laitier pour garder le lait -La cave d’affinage où sont stockés les fromages pendant plusieurs semaines Traditionnellement, on garde un petit coin de grange pour stocker du foin pour les imprévus (vache malade, chutes de neige) |
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Le patrimoine architecturalLe Haut-Jura est caractérisé par un habitat rural très dispersé. Dans ce contexte, le territoire des Hautes-Combes se caractérise essentiellement par des fermes typiques, construites toutes selon la même architecture pour faire face aux conditions climatiques. Les vents violents et les précipitations abondantes nécessitent la construction de fermes basses, ramassées, avec des murs épais percés de fenêtres minuscules sur les faces exposées aux vents dominants. La ferme est vaste car le rez-de-chaussée recevait les lieux de vie mais également l’étable, les réserves de nourritures et de bois pour les rudes mois d’hiver où les habitants restaient isolés. Sous la vaste toiture, on enfermait le foin qui constituait également un excellent isolant thermique. La cuisine appelée « outa » ou « outeau » pouvait comporter une cheminée pour faire fumer la viande et la charcuterie. On constate également l’existence de four à pain à l’intérieur de ses fermes. La ferme jurassienne reste donc l’habitat le plus identitaire dans le Jura y compris les Hautes-Combes.
Face aux anciennes fermes, des fermes modernes se développent : contrairement aux autres fermes, elles se composent de plusieurs bâtiments séparés. De plus, elles sont construites à l’écart des lieux d’habitations. 
Les matériaux d’isolation utilisés pour l’habitat du Haut-Jura : face aux températures basses et froides en hiver, les murs les plus exposés à la pluie et à la neige nécessitent qu’ils soient recouverts d’un bardage de tavaillons ou désigné « bataillé » : il s’agit de fines tuiles d’épicéa d’altitude. Cela permettait d’isoler les murs par une couche d’air de quelques centimètres. Le tavaillon est un matériau écologique et économique puisque cette technique d’isolation continue d’être utilisé (par exemple, la maison du PNR du Haut-Jura toute en tavaillons). Cette technique permet également au Jura compris les Hautes-Combes de se créer sa propre identité. Il existe un nouveau matériau qui se développe également pour l’isolation des murs : il s’agit de la tôle en fer blanc : L’isolation s ‘effectue grâce aux couvertures métalliques.

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Les bornes frontièresIl existe également des bornes frontières : au cours des promenades dans les prairies ou les forêts, les visiteurs peuvent découvrir des monolithes. Ce sont des bornes frontières que les bernois mirent en place lorsqu’ils annexèrent la région au détriment de la comté de Bourgogne en 1648 après la guerre de trente ans. 
Une des plus connue est bien entendue la Borne au Lion : Au XIIe siècle, la population augmentant rapidement grâce aux améliorations techniques, les colons partent à la conquête de nouvelles terres, dans les hauteurs de la montagne jurassienne. Du nord, les défricheurs s’engagent dans la vallée de la Sémine pour se trouver nez à nez avec ceux, qui du sud à l’est, ont remonté à partir de Chézery. Comme les rencontres n’étaient toujours pas pacifistes, il était nécessaire d’établir des droits sur les terres disputées. La borne au Lion, appelée « Borne des Trois Empires » est implantée en 1613 et sépare le Royaume de France, le royaume d’Espagne et le royaume d’Italie. Aujourd’hui, elle marque la séparation entre le département de l’Ain et du Jura. Début 1944, suite à l’attaque allemande des groupements sud des maquis de l’Ain, le colonel Romans-Petit donne l’ordre de décrocher vers le Nord, avant de se replier à la Borne au Lion. En jullet 1944, 3000 hommes s’installent autour de ce campement de montagne durant 2 mois.
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