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Patrimoine agricolePartez à la découverte des principaux patrimoines agricoles présents sur le territoire des Hautes-Combes....

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L'agriculture d'autrefois Du XVIIIe au XIXe siècle, le monde agricole se spécialisa dansla production du lait et du fromage, permettant de passer d’une économie vivrière à une économie marchande. La culture des céréales restait d’un faible rendement et n’était pas adaptée aux conditions climatiques.
C’est donc l’agriculture d’élevage qui s’imposa dans le Haut-Jura. A la fin du XIXe siècle, tout l’espace agricole est voué à la culture de l’herbe pour nourrir des vaches sélectionnées, au lait généreux. Les conditions de travail étaient tout au plus originales : Le lait des vaches était travaillé en commun au sein des fruitières. Aujourd’hui encore les fruitières sont très présentes sur le territoire jurassien y compris sur le territoire des Hautes-Combes.
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L'agriculture contemporaine L’agriculture jurassienne contemporaine utilise les engrais et les techniques nécessaire à une forte production fourragère. Les agriculteurs utilisent que les meilleures terres de façon mi-intensive. Certes, il y a une diminution impressionnante de la population agricole. Par contre celle des vaches a augmenté. Cependant l’espace qui leur est accordé, soit pour les foins, soit pour le pâturage, a diminué de 30 à 40 %. Les espaces ont été reconquis par la forêt. Jusqu’à nos jours, les activités agricoles ont façonné, modelé et structuré le paysage. Ceux de demain sont déjà en voie de perdre leur diversité : vertes prairies intensives du fond du val et sombres forêts d’épicéa, constitueront les deux seuls espaces du massif, car communaux, pâturages, prés-bois et alpages disparaissent peu à peu. D’où la nécessité d’aider les jeunes agriculteurs à s’installer sur le territoire des Hautes-Combes.
« La vache montbéliarde » partage le privilège de produire le lait à destination fromagère : cette vache robuste s’est adaptée aux conditions climatiques difficiles. Elle produit un lait riche et de grande qualité fromagère. Au nombre de 34000 dans le jura, elles produisent 5826 KG de lait en 1991. On la reconnaît grâce à sa robe tachetée de rouge et par sa tête et ses pattes blanches.
La qualité du lait des vaches montbéliardes permet la fabrication du Chevret,du Mousseron et de trois fromages d’Appellation d’Origine Controlée : le Conté, le Morbier et le bleu de Bex. D’ailleurs connaissez vous la légende du bleu de Gex ?
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La légende du Bleu de Gex La légende raconte qu’en 1467, un moine de l’abbaye de Chézery, le frère d’Anselme, décide de partir en pèlerinage à Saint-Claude. Face à une grosse tempête de neige entre la Valserine et le plateau de Bellecombe, il se réfugia derrière un gros rocher mais tomba, engourdi par le froid.
Constant Grossiord, paysan des Moussières rentrait chez lui après avoir livré le miel de ses ruches le matin même à Lelex. Puis, intrigué par les pas presque effacés par la neige, il se dirigea vers le rocher où il découvrit le moine qu’il crut mort. Il l’enveloppa dans sa grosse cape et le chargea dans sa hotte. La fatigue commença à le gagner quand il fut surpris par une meute de loups. L’un des deux l’attaqua à la cuisse, il tomba, il se releva malgré sa fatigue et son chargement et frappa de sa trique le chef de la bande. Les loups s’enfuirent et Constant put ainsi rentrer chez lui auprès de son épouse.
A son réveil, frère Anselme apprit les dures épreuves que Constant endura pour lui sauver la vie. Il voulut le récompenser pour son courage. Dépourvu d’argent, il choisit de lui révéler le secret de la fabrication du fromage des moines de l’abbaye de Chézery. C’est ainsi que depuis cinq cent ans le bleu se fabrique aux Moussières.
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